Vers une union durable des droites nationales ?

Publié le par Mas

L'élection présidentielle ne doit pas masquer l'enjeu de civilisation qui par delà les formations et les clivages, meut les militants du mouvement national. Nous voulons sauver la France, une certaine idée de la civilisation, rendre aux Français ses libertés et construire un pays vivable pour les générations futures. Dans ce sens, nous nous permettons de reproduire une entrevue de Bruno GOLLNISCH comme matière à réflexion sur le sujet :

Extrait d’un interview de Bruno Gollnisch :

“Pour un congrès d’Epinay de la Droite nationale”


J. D. : Etes-vous pour un « Congrès d’Epinay » des Droites Nationales (des Souverainistes au FN) et pour la constitution d’un « programme commun », afin de remporter, très prochainement, la Bataille de la France ? Peut-on tendre à votre avis vers le MPFN ?

B. G. : Le Congrès d’Epinay a été, en 1971, le rassemblement politique par lequel la gauche s’est rangée sous la bannière de François Mitterrand, qui avait acquis une légitimité incontestable, lors de la campagne présidentielle de 1965 ; pendant laquelle, il mit de Gaulle en ballottage. Il devint donc le chef naturel de la Gauche. A ce titre, je ne suis absolument pas hostile à un « Congrès d’Epinay de la Droite Nationale », des « Souverainistes » aux «Nationaux».

Cependant, il m’apparaît normal que, comme à Epinay, l’on se range derrière la bannière de l’homme le mieux placé : Jean-Marie Le Pen, dont la légitimité est indiscutable, depuis son arrivée en finale lors de la dernière élection présidentielle contre Chirac. Toute autre candidature, moins bien placée, ne ferait que diviser la Droite Nationale.

D’autre part, il serait logique qu’une telle union des nationaux soit suivie d’accords pour les futures élections législatives. Une telle entente cordiale serait de nature complémentaire. L’audience du MPF étant beaucoup plus importante à l’ouest de la France ; celle du FN ailleurs. Il n’y a d’ailleurs pas que le mouvement de Philippe de Villiers. Des synergies deviendraient possibles ; les uns soutenant les candidats du FN et vice versa, au deuxième tour ; voire, pourquoi pas, dès le premier tour !

De même, d’autres formations, de droite ou même de gauche, comme les amis de Monsieur Chevènement, pourvu qu’ils soient défenseurs sincères de l’indépendance nationale, devraient elles aussi se joindre à une telle entreprise. On aurait là, effectivement, une situation inédite de nature à bouleverser totalement la donne politique française. Mais, il faut au préalable que s’instaure un climat de confiance et que soit mis fin aux manœuvres subalternes (comme les tentatives de débauchage d’adhérents ou d’élus FN…), afin d’engager des négociations loyales entre les différentes directions des mouvements intéressés.

Le FN ayant une antériorité indiscutable dans la défense de la souveraineté et des libertés françaises, si d’autres formations politiques souhaitent participer à ce combat, qu’elles s’adressent rapidement à la direction du FN. J’ai déjà proposé par le passé de tels contacts, avec l’entier accord de Jean-Marie Le Pen. Philippe de Villiers s’est finalement récusé. Il a d’ailleurs jusqu’ici toujours reporté, dans les circonstances décisives, que sont les deuxième tour d’élections présidentielles et des législatives, ses suffrages sur l’UMP, dont il dénonce, par ailleurs, la trahison des intérêts de la France. Les conditions pour entamer l’organisation du congrès que vous décrivez seraient d’abord qu’il soit vraiment décidé à rompre définitivement avec le système et ses anciens alliés, et à discuter loyalement. Le veut-il ?

© Propos recueillis par Jean Dorval, le 05/04/06, à Salenthal dans le Bas-Rhin.

 
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Publié dans Union des Patriotes

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françois92 20/04/2007 08:18

Le clip au dessus est tout simplement effrayant ! Jusqu'où vont-ils aller ? Il faut le regarder jusqu'où bout (c'est dur !) pour arriver à le croire.

rémy 19/04/2007 08:58

Et de ça aussi il faut se démarquer :



Eric 19/04/2007 08:26

"Union durable" … d'accord mais à condition de marquer sa différence. A quoi sert une union de mouvements différents si, par "discipline nationale" ou par loyauté vis-à-vis du candidat à l'élection présidentielle, personne n'ose se démarquer de ses propos même les plus excessifs ou caricaturaux ? Moi, j'aimerais bien que Mégret dise clairement qu'il n'approuve pas les propos récents de Le Pen et que, malgré ces divergences, il est d'accord bien sûr pour éviter les divisions et les déperditions de voix aux législatives. Donc pour l'union… dans la différence.

Galipoli 18/04/2007 11:48

Bravo pour la victoire juridique contre la mosquée de Marseille. Voial du bon travail ! Merci M.Mégret.