A l'appel de Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret et le MNR rejoignent l'union des patriotes qui défendra les couleurs de la France pour les élections présidentielles de 2007.
L’ami du candidat Sarkozy Johnny Hallyday est passé en quelques semaines de soutien pratique pour rallier les suffrages des classes populaires à celui de boulet. Visiblement fâché avec le fisc, Johnny s’en est allé en Suisse, ne voulant pas subir, ce sont ses propres mots, l’incompétence des dirigeants. C’est plutôt vache pour Sarko, qui jusqu’à nouvel ordre, y occupe encore un poste important, et devra défendre son bilan sous la bannière de l’ump devant ses électeurs en avril prochain. Mais si ses propres « amis » n’y croient pas, pourquoi devrions-nous le croire ?
Le ministère de l'intérieur n'aurait relevé "aucun incident notable" durant la nuit de la Saint Sylvestre. L'extension de la violence dans les quartiers, les atteintes répétées aux biens et aux personnes, les conséquences catastrophiques d'une immigration sans contrôle ne semblent plus troubler nos édiles depuis bien longtemps. On se félicite place Beauvau de la régression du nombre de voitures brûlées, qui serait passé de 425 à 396 depuis l'année dernière. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles pour le ministre-candidat Sarkozy si le Figaro ne venait dans un article récent (3 janvier 2007) apporter un bémol : "Nos informations nous portaient à plus de 400 véhicules incendiés, sans même compter les incidents survenus dans des villes comme Nantes, Pau, Avignon et Montpellier". Même pour le journal officiel de la Chiraquie, le bilan n'est pas globalement positif. Le député PS Arnaud Montebourg, en rajoute, sans doute touché par la lepénisation des esprits. Le bilan de la droite molle est "catastrophique". "On est passé de 25 000 voitures brûlées par an à 45 000 en 2005, et nous observons cette année qu'il n'y a pas de légère décrue, nous devrions terminer l'année à 40 000 voitures brûlées." Si même les socialistes s'y mettent...
Sachant qu'il ne pouvait être évalué sur un bilan jugé par tous catastrophique, Chirac a pris le parti de faire dans la surenchère démagogique à quelques mois des élections. La constitutionnalisation de la peine de mort, qui vise à soustraire au peuple français son droit à la rétablir, suivie il y a quelques jours de ses fanfaronnades sur le "droit au logement opposable" repositionne la campagne en fonction des revendications de l'extrême-gauche.
Sans doute vexée de se voir doublée à gauche, la candidate socialiste a décidé de mettre la barre encore plus haut. Dans ses voeux, S. Royal a promis beaucoup. En effet, à côté d'une somme de propositions qui ne mangent pas de pain (des solutions pour les sdf, une nouvelle donne pour les jeunes, ou encore un droit au premier emploi, mais qui peut être contre ?), Royal souhaite impulser une grande politique sociale - financée on ne sait pas trop comment- centrée sur l'aide des plus démunis en matière de logement. Pour cela, elle prévoit une surtaxe des logements "inoccupés depuis plus de deux ans" et la "possibilité pour les communes de procéder à des acquisitions réquisitions" sur les "logements vacants spéculatifs".
On croyait les velleités de nationalisation et de destabilisation du droit de propriété mortes avec l'union soviétique et la chute du mur de Berlin. Le droit de propriété est essentiel au maintien des libertés naturelles face à l'état bureaucratique et aux assauts du mondialisme. Il est école de responsabilité et d'indépendance, car il apprend à ne pas tout attendre de l'assistanat et des subventions publiques. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est au coeur de la déclaration des droits de l'homme (en ses articles 2 et 17), qui, Chirac et Royal semblent l'avoir oublié, à encore valeur constitutionnelle dans ce pays. Au grand mépris du droit, les deux candidats bradent les libertés des français au nom d'une sorte de néo-marxisme de circonstance qui imprègne autant la vraie gauche que la fausse droite.
Notre Ségolène nationale s'est encore fendue d'une déclaration qui pourrait faire passer Douste-Blazy pour un nouveau Périclès. Le dernier jour de son voyage en Chine, Ségolène Royal a déclaré lors d'une conférence de presse avoir rencontré "un avocat qui me disait que parfois les tribunaux chinois sont plus rapides qu'en France." "Vous voyez, avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaisons", a-t-elle dit. On pensait le programme de la candidate socialiste rétrograde, mais pas à ce point. Pourquoi ne pas aller plus loin dans les leçons à tirer du "grand frère" chinois ? Pour en finir avec les procédures interminables, les plaideries sans fin, Désir d'avenir pourrait proposer la suppression des avocats, l'ouverture de camp de rééducation par le travail -particulièrement bien adaptés pour les individus jugés trop politiquement incorrect- et une balle dans la nuque pour les journalistes trop récalcitrants ! La tournée internationale de Royal évoque plus un remake du "grand blond avec une chaussure noire" que la geste d'une véritable femme d'Etat. Ce qui est inquiétant, c'est qu'elle compte un jour peut-être incarner la France dans le monde. Ca ferait rire beaucoup de gens, mais pas les français.
Dispersion et confusion au parti socialiste. Ils n'étaient pas d'accord entre eux en matière fiscale, le couple Royal-Hollande était en passe de gagner le titre de couple le plus mal assorti de France, Ségolène continuait la dégringolade dans les sondages, voilà maintenant qu'Arnaud Montebourg ironise sur les qualités du premier secrétaire du parti. Le sémillant député socialiste a en effet déclaré sur Canal Plus : "Le problème de Ségolène, c'est son compagnon" devant un public plus consterné qu'hilare. Résultat : un mois de mise à pied du parti pour le bout en train. Qu'il s'estime heureux, si Royal arrive au pouvoir un jour, ça se règlera à la chinoise, le doux pays où la justice est si efficace, par un séjour en camp de rééducation par le travail.
Le couple infernal Royal-Sarkozy étouffe par leur présence le débat en France. Candidats officiels de la classe "discutante", ils occupent la surface médiatique, mais pour en abaisser substantiellement le niveau. Les querelles de basse police entre un ministre de l'intérieur soupçonné de "plomber" une candidate socialiste masquent mal l'absence de fond de l'ensemble du débat. Q'on fait les Chirac, Sarkozy et consorts pour faire reculer la délinquance et l'immigration dans ce pays ? Que propose Ségolène pour démanteler les bandes éthniques ? Rien.
L'heure est aux manoeuvres. Les médias ont compris que les spectateurs pourraient finir par se lasser du couple Royal-Sarkozy. Pour tenter d'en désamorcer le caractère profondément somnifère, ils jouent à se faire peur en imaginant des configurations électorales inattendues. Après Villiers, qui a été pendant quelques mois la grande vedette des plateaux télé, on passe maintenant à Bayrou. Le premier endossait parfaitement le rôle, et son homme-lige Guillaume Peltier avait l'avantage d'offrir aux journalistes un pot de fleur tout à fait acceptable dans les débats politiques pas trop sérieux. Mais, réduit à à peine deux pour cent d'intention de vote, ils ont commencé à vouloir changer de cheval. Et voilà Bayrou, crédité d'un score à deux chiffres pour reprendre l'effet d'annonce d'un grand journal du soir, maintenant auréolé d'une position d'outsider potentiel. François Bayrou se veut candidat anti-système, ce qui est quand même plutôt gonflé de la part d'un ancien ministre d'un gouvernement apparenté droite molle. Il dénonce la mainmise des grands groupes sur les médias, ou le peu de place réservé aux petits candidats. Seulement, sur le fond, le petit François partage pour l'essentiel le programme de ses amis socialistes et de centre-droit : il est européiste, fédéraliste, social-démocrate et pro-immigrationniste. En somme, c'est un candidat alternatif est tout à fait acceptable pour l'ordre en place. Par contre, en matière de propositions détonnantes, on repassera.
Certains cherchent à refaire le coup de Chevènement en 2002. On "construit" médiatiquement un "troisième" homme pour tenter de conjurer l'équation qui arrivera de toute évidence, c'est à dire la présence de Jean-Marie LE PEN au second tour. Plus on avance vers les élections, plus le système en place cherche à détourner les Français de la vérité. Il faut toutefois raison garder, et faire plus confiance aux Français qu'à ses clercs, habitués à la trahison, pour faire de Jean-Marie LE PEN son porte parole authentique.